Inari Kon Kon Koi Iroha いなり、こんこん、恋いろは。2014

inari konkonSouvenir bien réel d’un petit voyage virtuel … Kyoto, Japon. été 2014. Grosse chaleur brutale, qui me rappelle un certain été 2006 au … Japon, j’avais bien failli y laisser ma peau, rien que d’y penser je suis pris de vertige… l’age surement. Il me faut en général 7 ans pour oublier un été japonais ! 40°c … En attendant il y a quand même le nouvel an bien plus clément.

Une vrai Surprise avec un grand S. Une séduisante petite série se déroulant à Kyoto, ancienne capitale et ville fétiche des Gaijins. La seule ville japonaise où, dans la rue, on entend fréquemment parler toutes les langues y compris le français et qui plus est la seule ville ou vous rencontrer des amis que vous n’arrivez même pas à croiser en France ! Ville aux mille temples (oui inari konkonj’exagéres), devenue la véritable capitale touristique du Japon, Kyoto est connue pour son Temple Fushimi Inari taisha (伏見稲荷大社), un sanctuaire shintô fondé en 711 et dédié aux divinités de l’agriculture et d’ailleurs élue « lieux le plus visité du Japon » par Trip Advisor (fiabilité?), enfin cela doit être vrai vu la foule, concentrée particulièrement en ce lieu magique. (Beaucoup d’autres lieux tout aussi intéressant sont vide!) Je ne vous ferais pas la visite guidée de Kyoto, vous trouverez mieux, mais je vous recommanderais un passage au musée du train, qui doit d’ailleurs être reconstruit pour 2017. Oui, oui je suis un peu Densha Otaku … tiens je ne vous ai pas encore pondu Rail Wars ? Mais si , mais si…

inari konkonDonc l’Anime … L’histoire met en scène un personnage principal, Inari, une jeune collégienne qui pour s’attirer l’amour d’un garçon, se préoccupe de faire des offrandes aux Dieux, au passage de son parcours entre la maison et l’école. Un jour elle entre en contact avec une de ces Divinités qui lui donnera la possibilité d’exaucer un souhait. Les personnages sont soit humains soit Dieux et leurs interactions n ‘est pas toujours facile car les humains ne voient pas les Dieux. Oui, sauf quelque uns par d’étranges circonstances que je ne vous révélerai pas…

Tout se déroule sur les lieux du Temple, sans la foule, cela doit être parce que c’est le matin tôt, le soir ou la nuit. (bizarre)

inari konkonLe scénario n’est pas épique, ici pas d’histoire ambigue au long cours mais plutôt une gentille ballade poétique et spirituelle, un peu d’inspiration genre Voyage de Chihiro, sinon ce n’est même pas du school life, bien que cela mette en scène une petite collégienne. Tout semble plutôt se dérouler au gré des émotions très spontanées de la jeune fille.

Plutôt qu’un long récit c’est à chaque épisode une nouvelle aventure et c’est tant mieux car cela colle bien au rythme de la série, à chaque jour suffit sa peine! Il existe quand même une trame sous-jaçente qui de temps à autre ménage de petits événements qui donnent à cette série un cadre et un certain volume… fantastique.

Le scénario joue sur la dualité des deux mondes, réels et spirituels. Dans chaque monde les Inari konkonpersonnages ont leurs problèmes et ça ne s’arrange pas lorsque ces deux mondes se mélangent. Heureusement Inari capable de voir ces deux dimensions saura mettre toute sa fraîcheur et sa naïveté au service des autres. Ainsi au bout du compte tous les intervenants finiront par en tirer des leçons qui seront bénéfiques à tous y compris à la jeune héroïne.

Au final, une série qui réserve à chaque épisode des situations et des événements insoupçonnables que je vous laisse découvrir par vous-même. On en fait le plein d’émotions de joie, de tristesse et de souvenirs au travers d’une variété de scènes allant de la romance à la comédie additionnées d’un soupçon d’action.

La série à peine terminée, que ce magnifique voyage dans une dimension inconnue nous manque. Mais quelle situation pourrait à nouveau survenir afin de faire une suite ?  L’occasion peut-être d’entrer dans le vif du sujet et d’aborder un aspect moins poétique … en faisant intervenir (plus sérieusement) quelques méchants démons ou autres ?

InariUne série qui laisse de bons souvenirs et surtout l’envie de visiter ou de retourner dans ce lieu empreint de spiritualité… 15/20

Inari: Temple Fushimi Inari taisha

Kon kon : Onomatopées  (Kitsune wa kon kon, Tanuki wa pon pon … )

Koi Iroha: ABC de l’Amour

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Yowamushi Pedal S1+S2 弱虫ペダル 2013 〜 2015

yowamushi_pedalAlors que le Tour de France vient de se terminer … enfin ça fait déjà un petit moment. J’ai vraiment pas vu le temps passer … ben oui.

Un Anime sur le sport, encore. Mais sur le vélo de route, inhabituel, diriez-vous, pour un Anime. Inhabituel,  pour le Japon … mais sachez que le vélo à une part importante dans la vie des japonais. Il sert principalement de moyen de locomotion pour les commuters (salariés allant au boulot, métro, dodo) se rendant à la gare et pour les femmes au foyer (d’ou le terme de mamacharin maman+charinko (vélo en terme populaire)), mais également pour les employés de bureau et les animecommerçants qui s’en servent pour de petits déplacements locaux ou des livraisons. On voit, (beaucoup moins de nos jours, au profit des mobylettes) livreurs de journaux, de nouilles, bentô et sushi diverses sillonner les rues du Japon effectuant chacun des numéros d’équilibristes propre à leur produits.

jitensha haitatsu sobaIl est vrai que c’est le cas surtout dans les grandes villes ou la circulation est telle que le vélo est plus pratique. Mais notez que de nombreux japonais n’ont pas le permis auto, très cher et difficile à passer et qui plus est encore plus d’avoir une voiture (il faut une place de parking enregistrée pour obtenir une carte grise!).  D’autant plus que l’on roule sur les trottoirs. Oui contrairement à chez nous la route est dans la majorité des cas, en ville, réservée aux véhicules à keirin japonessence. Ceci dit parlons du vélo en tant que sport, il est aussi très populaire notamment dans le sport de paris (Keirin) où des candidats tel nos chevaux du PMU prennent part, à longueur de journées, à des courses rémunérées. Un gros business de plusieurs trillions de yens … oui trillions : 10 puissance 18 pour les matheux!

Le Touring est également assez populaire, les randonnées pour visiter le japon sont appréciées des touristes. Je me souviens avoir fait ce genre de voyage sur le siège enfant d’un vélo. Je me demandais d’ailleur pourquoi je n’avais pas le droit à un vélo moi! Trop dangereux ! réponse classique dans les années 70.

Quand aux courses du genre Tour de France, il y a le le Tour du Japon mais aussi de nombreuses compétitions amateurs comme professionnelles et on note de plus en plus de coureurs japonais dans des équipes mondiales, malheureusement ce n’est pas une catégorie dans laquelle ils excellent. Les japonais restent plus fort dans les épreuves sur stade et enfin n’oublions pas que l’une des deux marques de niveau professionnel de matériel de vélo est japonaise (Shimano).

Voilà donc une longue introduction genre rubrique voyage de journal sportif; il est temps que je parle de l’Anime.

Ce qu’il y a de facile avec ce genre d’Anime, compétition et sport : C’est que la trame est déjà toute établie à condition de rester dans le schéma classique, bien sûr. Le scénario de la route vers la victoire. Et justement, Yowamushi Pedal ne vas pas déroger à la règle et même la respecter à un point tel que l’on n’avait pas vu depuis longtemps. Simple is best dit on , hé bien le scénario classique de l’évolution vers la victoire sied bien à ce sport peu connu des japonais (oui, malgré ma longue explication introductive). Et ce malgré le Tour de France diffusé désormais au Japon, seule une petite poignée de japonais savent de quoi il s’agit. Donc, une nouveauté bien traitée ne pouvait que faire un succès, l’ignorance créant l’intérêt.   (ou la peur...qui a dit ça!??!)

yowamushi_pedalOn vas donc suivre Sakamichi, (à noter les noms évocateurs des personnages, ici « rue en pente« ) un jeune lycéen très Otaku (code/school life) en première année et qui rêve de se faire des amis au sein du club d’amateur d’Anime du lycée, mais ça ne se passera pas vraiment comme il l’imagine…

Il se trouve que celui-ci a un don ou plutôt une certaine facilité due à sa vie à se déplacer sur son vélo de base (mama-charin) se rendant à Akihabara (grand quartier Otaku de Tokyo) presque tous les jours. Ainsi il se fera remarquer pour intégrer le club de vélo du lycée et devenir sûrement un grand champion mais au travers de nombreux tourments.

Donc l’intrigue semble toute tracée pour ce garçon: apprentissage / progrès / victoire / remise en cause / amour / surpassement …. Victoire. Ce genre de scénario très classique dans les Anime sportif me rappelle, par son côté « Meca » un peu Initial D, une référence pour les Hashiriya (street racer) mais ici nous avons à faire à une équipe et non pas à un pilote solitaire. Ce qui permet par le nombre de protagonistes de varier les situations et de yowamushi pedalprésenter un à un les personnages intervenants (certain pour le moins déjantés) avec leur histoire et leur passé, par de nombreux petit flash-back au cours de l’histoire et des courses, nous expliquant le parcours de chacun. (d’où ces 62 épisodes répartis sur 2 saisons) .

On a donc là des éléments qui contribuent à un scénario efficace et par dessus quelques détails ont été greffés, tel les allusions au monde otaku, un peu de comédie, de l’amitié et une romance sous jacente….

Mise à part le début et la mise en situation du héros principal, c’est un Anime basé principalement sur la course de vélo, l’entraînement et la compétition, sans action incohérente ni événement invraisemblable, purement sportif. Un reflet assez réaliste de la course cycliste, on y apprend ou on y a confirmation des tactiques de course en équipes ainsi que des explications techniques amenant les infos à la compréhension de ce sport. Il y a bien sur ce côté jitensha Otaku (otaku de vélo) mais on ne tombe jamais dans un schéma extrême et l’Anime reste toujours sportif, positif, immersif et festif. D’ailleurs yowamushi pedalchaque épisode se conclu de petits sketch comportant quelques infos complémentaires et autres drôleries .  (afin de compenser le côté technico-sportif?)

Un scénario classique mais très bien organisé avec un rythme suffisamment régulier afin de nous tenir en alerte sans nous saouler avec la compétition. Les 62 épisodes passent tout seul pour le peu que l’on ne soit pas anti-sport, anti-vélo, anti-quoiencore. On peut regretter que dans ce monde d’hommes il n’y ait peu de place pour un peu plus de romance, quant au fan service, pas de ecchi mais les prouesses techniques et sportives de chacun des protagonistes exacerbée et exagérées vous en donne plein la vue.

En tout point parfait dans son genre mériterait une très bonne note de classement mais considérant l’ensemble des Anime le jugement s’étend aussi à un grand nombre d’autres critères qui ne sont et qui ne peuvent d’ailleurs être présent et même qui s’ils l’étaient, serait au détriment du résultat,  je lui donnerais un 16/20 .

Bon ceci dit , je m’en vais chez le vélociste du coin voir les vélos de courses j’ai une soudaine envie de …..pédaler !!

Quelle belle prouesse de pouvoir faire tenir deux saisons complètes sur une épreuve de course cycliste. Mais la naieveté du personnage d’Onoda en accord avec le début yowamushi_pedalcommence a être pesante vers la fin, avec l’expérience acquise il serait temps qu’il arrête de faire l’idiot ou alors serait-il vraiment redevenu ce personnage énervant ?

à vous de voir … Otaku un jour Otaku toujours…

Bonne route!

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El Cazador de la Bruja エル・カザド 2007

el cazador de la brujaUne ambiance, un récit, du suspense … la troisième et dernière des séries de la trilogie des « Girls with gun« du studio Bee Train. Peut-être le plus abouti des trois, contrairement à de nombreux commentaires et ce malgré un rythme très lent, qui après quelques temps de réflexion semble se justifier en partie pour les besoins de l’ambiance quasi mystique .
Il me semble que les producteurs aient finalement réuni en une série ce qui les démangeaient depuis le début. Un personnage féminin fort par ses armes mais en même temps faible et tenace et le fil du temps qui se déroule au gré des événements à la poursuite d’un but indéfini à la recherche de soi-même.

Une superbe Op de Savage Genius « Hikari no Yukue » et en ED « romanesque » de FictionJunction YUUKA dans une bande son toujours orchestré par Yuki Kajiura.  Il faut el cazador de la brujasouligner, conforme aux réalisations précédentes, la remarquable illustration sonore mélangeant cette fois ci des musiques à l’ambiance sud américaine, flûte de pan et autres mélodies tropicales. On dit souvent que l’OST peut faire tout un film, ici on comprend tout le sens de ces propos. On ressent ici particulièrement toute la dimension de la musique dans de nombreuses scènes dénuées d’éléments perturbants.

Au niveau du dessin on y retrouve bizarrement des traits à mi-chemin entre les deux premiers opus, avec toujours un sens allant vers le naturel. Les personnages principaux sont pour certain très bien illustrés ce qui leur donne, en accord avec une mise en scène les mettant en avant, encore plus de caractère. A souligner de superbes décors naturels de l’Amérique du Sud.

Toujours le même schéma d’épisodes entrecoupés de petite actions .
La série se déroule quelque part en Amérique du sud, c’est d’ailleurs l’ambiance que l’on nous impose par bien des détails … dans les décors, jeep, tacos …
On note que c’est toujours dans le style de la production de situer leur série dans des lieux autres qu’au Japon.

Ainsi connaissant le style des créateurs on pouvait aussi s’attendre à un scénario bien travaillé nous mettant dés le départ dans l’action. Tout faux. Plusieurs épisodes désespérant de lenteur et de questionnement. Toute la série sera menée sur un rythme calme et posé que l’on pourrait qualifier de lent (je suis gentil) , mais qui en fait , et cela on s’en rendras compte bien après avoir terminé la série, correspond (à mon avis) à une ambiance recherchée par les créateurs.

Rythme que l’on retrouvera aussi dans Phantom Requiem du même studio , mais qui ici est beaucoup plus nonchalant et semble un peu décalé par rapport à l’ambiance attendue d’ El Cazador . Malgré mes connaissances d’espagnol  j’ai du replonger dans le dico, le titre semble signifier Le Chasseur de la Sorcière (et non pas Le Chasseur de Sorcière dixit diverses sources). OK d’accord , j’ai toujours rien compris où est le chasseur , où est la sorcière ? Je finis quand même par avoir ma petite idée mais que de temps perdu! On se dit à la fin que 26 épisodes, c’était un peu trop ambitieux . Y avait-il besoin de faire durer le plaisir au risque d’ennuyer totalement le spectateur pendant toute une partie de la série? NON 14 épisodes auraient sûrement donnés un rythme plus propice au succès de cette série.

D’ailleurs à vrai dire , je me suis arrêté au bout de 4 épisodes . Ennui. Puis j’ai finalement pris mon courage à deux mains 6 mois plus tard pour terminer . J’ai bien fait. OUI!  je vous le dis j’ai apprécié le temps qui passe et qui permet de cerner un peu plus les personnages. Mais il fallait, au niveau du rythme, faire table rase des deux précédents opus. (qui n’étaient déjà pas des modèles d’action à bout de souffle).

el cazador de la brujaAinsi vont les épisodes, on suit Nadie et sa protégée Ellis, poursuivi par diverses entités mystérieuses, à la recherche d’un lieux inconnu à travers leur périple. De rencontre en rencontre, on découvre peu à peu la personnalité des personnages principaux sans pour autant en apprendre plus sur l’histoire ni savoir ou nous mène le scénario.

Toujours le couple de filles, thème yuri récurent de la trilogie, on y ressent malgré tout un peu moins les relations amoureuses sous-entendues. Pour une fois les nanas ne sont pas des tueuses pro mais ont la qualité de Chasseur de prime pour l’une d’elle Nadie, ce qui est bien pratique pour créer des situations et des actions violentes, une justification qui n’est pas sans nous rappeler Cowboy Bebop. Quand à l’autre Ellis, amnésique (encore! oui c’est bien pratique aussi)  semble doté de pouvoirs psychiques.

el cazador de la brujaLes caractères des personnages sont très approfondis, ne se limitant pas aux seul deux protagonistes principaux. On a ainsi une panoplie de divers personnages tourmentés de leurs problèmes, interagissant de manière mystérieuse et dont on découvre la complexité au rythme des épisodes.

Le style adopté pour Nadie reflète parfaitement les deux facettes sexy  et classe, forte extérieurement et faible intérieurement qui caractérise les « girls with gun » de Bee Train. Sous son poncho elle cache un quasi bikini et chaussée de bottes de cowboy elle ne semble pas se rendre compte de son sex appeal et de ses attraits, partagée entre son implacable professionnalisme et sa naïveté de shojo.
Nadie, la ballerine: On peut se repasser sans cesse les scènes d’actions proche de l’acrobatie ou Nadie exécute ses adversaires dans des pauses spectaculaires.
Certes les deux premiers opus nous offraient déjà cela mais ici on a l’impression de plus de classe, plus de féminité … là ou Mireille et Kiriko était d’un sang froid purement professionnel et Madlax quasi robotisée …

Mais quand est ce que ça commence?
La route se poursuit ainsi jusqu’à mi-série pour enfin prendre quelques couleurs intéressantes. L’action se met alors en route , toujours sur un faux rythme, on passe d’un thème de thriller au fantastique. Hum, hum est ce que ça commence? Oui et ça ne va pas s’arreter . Le rythme reste languissant mais l’histoire avance alors à grand pas sans pour autant nous brusquer.
Chi va piano va sano e va lontano.

Toujours de belle mise en scène avec de long pano lent , on se croirait dans les macaroni western des années Eastwood.
el cazador de la brujaFinalement après des débuts laborieux on retrouve le style propre et mature, caractéristique des créateurs. Ne cherchez pas d’intrigue compliquée et de scénario ambigu l’action est linéaire , les distorsions se situant cette fois ci au sein de personnages à la recherche de leur identité.

Je pense qu’il faut prendre cela comme un road movie accompagnée d’une excellente bande son , genre Thelma et Louise , Alors on peut considérer cette série, à quelques erreurs de réalisation près, comme toujours située un peu hors du commun dans le petit monde de l’Anime.

el cazador de la brujaEncore une fois on a l’apparition d’une ribambelle de matos que vous pouvez consulter sur la base de données des Anime Firearms. Mais je ne vous parlerais que de l’héroine principale Nadie, elle est équipée d’un Colt 1911 calibre 45 (11.43mm) . Un grand classique très maniable et d’une fiabilité sans faille qui continue, dans des versions plus évoluée à équiper l’armée us. (oui, vous avez deviné c’est mon préféré! de vrai sensations que l’on a pas avec un 9mm moderne).

Pour ma part je suis partagé. Il est vrai qu’après avoir un peu souffert d’ennui, on finit par trouver des justifications . Donc honnêtement il y a une ambiance, une dimension , qu’on retrouve d’ailleur dans les réalisations de ce studio et qui méritent d’être reconnues.
el cazdor de la brujaD’un point de vue cinématographique, cet Anime a toutes les qualités d’un film d’auteur avec ses caprices et ses traits de génie. L’histoire, pour moi, tient toujours une place importante dans l’appréciation d’une série, mais également les personnages et ici je n’ai pas été déçu par ceux ci vraiment très complets et émouvant pour certains.

Alors comparé au deux autres ? différent bien sur, mais peut-être le plus touchant et un tantinet au dessus, la maturité sûrement. Certes, je n’ai pas pris un bon départ, j’ai pensé aborder cette série comme les deux précédent opus, ce fut un tort. Chaque série à sa propre vie. Au fond ce fut un bon moment, mais un moment qui se mérite alors que demander de plus ?  Note: 16/20.

『愛情にはひとつの法則しかない,それは愛する人を幸福にすることだ』
Il n’y a qu’une loi en sentiment, c’est de faire le bonheur de ceux qu’on aime.   Stendhal
(épisode 14: Maple Leaf)

Trois opus dans lesquels les auteurs ont voulu inculquer à leur 3+1 personnages principaux une différence de caractère retraçant au travers des 3 séries les différentes facettes d’une « fille avec flingue ».

Ainsi je me permettrais une analyse un peu pompeuse: Pour les amateurs de vins, je comparerais cette trilogie à une dégustation verticale d’un grand cru appelé « Girl with Gun » ou chaque année a dans la continuité d’un terroir des caractéristiques à nul autre pareil.

Santé!

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Rail Wars レールウォーズ 2014

railwTitre évocateur, générique explicite: ce sera une série pour Train Otaku (tetsudou otaku) et on peut envisager de l’action parce que ce sera la guerre!

Les génériques de début et de fin sont inventifs, soignés et graphiquement bien travaillés sur des musiques bien entrainantes en Op (Zaq) et Ed (Minori Chihara) , deux chanteuses déjà bien connue de l’Anisong.

Presque à la croisée du genre Mecha par le côté locomotive  et du Military par l’uniforme des employés ferroviaires et le style quasi militaire de ce milieu issu de la fierté du Japon d’avant-guerre, mais privatisé depuis en une multitude de sociétés, cet anime nous offre de l’action dés les premiers épisodes. Action et comédie , on sent tout de suite une trame se déroulant sous le registre du divertissement.

Pour ceux qui ne connaissent pas l’immense réseau ferroviaire japonais ce sera l’occasion de découvrir les trains et les gares. Pour les autres ce sera de la nostalgie ou bien l’occasion de voir l’exactitude avec laquelle est décrit cet univers ou se croisent quotidiennement l’essentiel de la population japonaise dans leur déplacement privé et professionnel.

La série met en scène une équipe de personnages de stagiaires faisant partie de la sécurité des chemin de fer . On retrouve, le héros masculin et différents protagonistes, surtout féminins au divers caractères habituels de l’Anime dont une jeune tsundere de service. Et bien sur qui dit otaku, dit aussi fan service . Je parle là de celui qui est notoirement associé au terme: le ecchi ! Et voilà il y en a pour tous les goûts des train et du ecchi !

Malgré ce que suggérait le titre l’action semble plutôt passer en second plan et l’histoiretrain semble hésiter entre harem et documentaire sur les trains mené par un vrai otaku, le héros de la série . En fait il s’agit bien d’un gros divertissement utilisant les codes habituels de l’Anime sur fond de documentaire ferroviaire.

Une petite aventure assez sympa et un côté découverte de cet univers du train japonais qui n’est pas sans me déplaire, (je fus un  amateur de trains miniatures … oui, oui un otaku) et qui plus est, le fan service du personnel féminin est sans reproche et de qualité rivalisant avec les meilleurs.

En parlant de protagonistes, nous avons un groupe aux caractères imprégnés des Anime classiques habituels, mais au niveau de leur sentiments pas d’hésitation sentimentale. Pour une fois la gent féminine, le montre bien,  elles ont une nette préférence pour le héros et même un peu de jalousie et de rivalité entre elles. Des genres de situation qui ne sont pas sans rappeler certaine rivalités inavouées de Nisekoi. Il semble donc que là se trouve le véritable thème de cette série: Harem et joyeuse rivalité. Un parti pris comme un autre , l’auteur avait le choix entre action et comédie amoureuse sur fond de trains. On suppose alors que certainement le mot « wars » du titre signifie une guerre de sentiments. railwarsLe hic se situe comme souvent au niveau du héros, qui ici est un vrai Train Otaku, un peu beaucoup dans sa bulle et semble ignorer l’intérêt grandissant que lui porte ses collègues féminins. Stratagème permettant de créer des situations embarrassantes . On prend un réel plaisir à observer un groupe de personnages qui fonctionne bien grâce (ou à cause) de son statut d’otaku lui permettant de justifier ici son état hérmétique aux appels … des coeurs.

Au final, une gentille petite comédie légèrement fan servicée qui procure un bon divertissement, toutefois assez classique. J’aurais espéré une deuxième partie de saison avec un peu plus d’action  comme c’est quelquefois le cas sur 12 épisodes mais non… je dois constater que le thème est bien « train et amours » pourtant le titre et le début de la série était évocateur de plus d’action ! Espérons éventuellement une 2e saison car on a là une bonne équipe d’amis et même de harem avec juste ce qu’il faut de rivalité et de différence de caractère pour créer des situations prometteuses au niveau du scénario pour le peu que l’on passe la deuxième vitesse.

Mérite un bon 14/20 .

Attention au départ!  triiit… (bruit de sifflet)

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Madlax マドラックス 2004

madlaxAprès Noir (2001) voici la deuxième série de la trilogie des « girls with gun » du studio Bee Train.

On entre sans tarder dans l’action, cette fois-ci on n’est plus dans le roman noir mais plutôt dans le thème militaire, zone de combat , infiltration genre Forsyth, Ludlum ou Clancy. Le premier épisode laisse à penser que le rythme sera plus soutenu que dans Noir. Mais on le découvrira très vite, le schéma narratif général en est très proche sans pour autant donner au spectateur l’impression de déjà vu.

Comme dans le précédent opus, on note tout de suite la grande qualité de la bande son mélangeant les genres qui s’intégrent parfaitement au rythme de chaque plan, nous mettant en totale immersion dans les images. Ainsi que les Op et Ed confiés à Fiction Junction Yuka toujours sous la direction musicale de Yuri Kajiura. La photographie suit également cette qualité en se plaçant sous le signe du long métrage , les nombreux plans de caméra s’enchainant les uns après les autres, avec de nombreux mouvements panoramique ou de zoom . L’aspect est celui d’un travail très sérieux et très préparé. Peut être un peu trop maniaque des pano , mais ça nous change des Anime aux images immobiles.

madlaxLe travail de l’illustration est de qualité, le graphisme est assez classique du genre adulte, destiné à représenter sans fioriture l’essentiel , le principal devant être l’intrigue. Le chara design reste dans le style de Noir, mais on note la présence de beaucoup plus de personnages clés avec des caractères beaucoup plus définis et variés. On note également la présence cette fois-ci de quelques hommes, mais la principale caractéristique qui déjà dans Noir se faisait sentir, c’est que l’on a à faire à des personnages originaux qui ne semblent pas sortir directement du stock clé en main des séries Anime. Personnellement, je n’ai pas trop aimé l’aspect visuel des personnages qui en comparaison de l’ensemble des Anime ne sont pas très attirant … des visages d’ombre et d’angles.

Le personnage principal Madlax est une fille, mercenaire ou plutôt tueuse à gages , par analogie avec Noir puisqu’elles doivent porter des armes à feux!  Elle a, elle aussi oublié son passé (comme kirika dans Noir) ce qui amène un élément supplémentaire dans la construction de l’intrigue. On sent toute la fragilité du personnage, perdue entre son passé et son talent pour son travail qu’elle aime à exécuter sans scrupule. L’autre personnage important est Margaret, une jeune fille trouble qui a également oublié son passé et dont on découvre une mystérieuse connection avec Madlax. Madlax VanessaMais cette fois ci, ces deux là ne constitue pas un duo, elles évoluent en parallèle. Les autres personnages féminins sont des jeunes femmes aux multiples facettes et au caractère très différents les unes des autres: fragiles, têtue, disciplinées, loyales … Malgré la présence de quelques personnages masculins, on ressent de fort sentiments entre certaines protagonistes au point que cet Anime aurait été qualifié de Yuri.

madlaxCette fois ci tous les intervenants ont un rôle marquant à chaque palier de l’histoire. Malgré la présence assez limitée de certains (mort subite) on a quand même le sentiment de l’importance de leur présence .

Au niveau armement on a droit à toute la panoplie du pistolet au fusil sniper, qui s’illustrent dans de superbes scènes de combat et de tirs orchestrées à leur summum et digne des meilleurs films et cascades d’Hollywood … (au fait un excellent wiki nous informe sur les armes dans les Anime … http://www.imfdb.org/wiki/Madlax).

La série se déroule dans un pays ou la guerre civile fait rage, Gazth-Sonika, inspiré dont on ne sait où. Parallèlement une grande partie de l’action se déroule également dans un pays voisin appelé Nafrece (anagramme de France) dont vous reconnaîtrez de nombreux paysages sans équivoque.

Lmadlax’action se met donc en place sans attendre, des personnages sont présentés sobrement, les décors plantés, le mystère s’instillant délicatement. On ne sait pas encore ou va nous mener cette série, mais des éléments clés sont lâchés ça et là afin de nous appâter. Les événements ne manquent pas, ni les personnages (dont on ne connaît pas encore vraiment le rôle), on ne s’y perd pas encore mais on attend le lien entre tous ces éléments. Si l’on est un habitué de la maison (Noir) on connaît un peu la méthode avec laquelle l’intrigue est menée, il faudra sûrement être patient.

La grande similitude avec Noir, c’est la gestion de l’espace temps. Encore une fois on a droit à un rythme nonchalant, une trame continue dont les indices sont révélés au compte goutte et des événements épisodiques. Contrairement à Noir il me semble que l’on a fait un progrès dans le contenu des épisodes qui s’interressent plus à expliquer des événements passés ou nous fournir plus d’informations clés sur les personnages que de nous montrer la vie quotidienne.

On ressent donc une trame beaucoup plus maîtrisée faisant intervenir tout une mécanique scénaristique. N’exagérons pas quand même, la réalisation est loin d’être au niveau des meilleurs, qui plus est on se sent un peu proche du naufrage lorsque l’on réalise la tournure que prend l’histoire. En effet on avait droit dans Noir à du mystique historico ésotérique, ici on commence à l’aborder et soudain on va encore plus loin pour atteindre le fantastique. Cet aspect n’est pas gênant en soi puisque l’un des code de l’Anime est cette possibilité de faire intervenir Science fiction, Magie et fantastique. Mais la transition n’est pas du tout maîtrisée et l’on part dans les métaphores typiquement japonaises qui nous laissent dans l’interrogation ou la  libre d’interprétation (qui semble d’après ce que j’ai lu, plutôt être le parti pris des créateurs).

Le scénario alterne donc ces périodes d’action et de calme et on découvre peu à peu les différents personnages qui commencent à interagir de manière douce ou violente , faisant avancer le scénario vers un climax attendu. Comme on pouvait s’y attendre l’action s’emballe sur les derniers épisodes . Des révélation et indices se lient, le dénouement pointe son nez. Mais on est encore loin de la fin et de rebondissements en rebondissements il reste encore quelques obstacles à franchir avant de connaître une fin aux aboutissements dramatiques et surprenants.

madlaxUne bonne série avec beaucoup de volontés à la recherche de qualité malheureusement le rythme un tantinet lent ne permet pas de concrétiser totalement ses ambitions et le côté fantastique me semble sous exploité. J’en garde quand même le sentiment que l’intérêt résidait surtout dans la mise en scène des personnages et de leurs sentiments plutôt que dans le déroulement de l’histoire, bien que ceci justifie cela (je ne peux en dire plus). Note: 16/20 pour la série, les personnages à eux seuls valent bien plus.

J’ai tendance à voir cette trilogie comme une sorte de triptyque, trois points de vue sur les « Filles avec Flingues », dont le panneau central serait « Noir » et les deux latéraux « Madlax » et « El Cazador de la Bruja », le troisième opus dont je vous parlerai bientôt.

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Cutie Honey キューティーハニー 1973

cutie honeyL’inoubliable et insurpassable Honey restera pour toute une génération d’Oyaji la seule et unique héroïne fantastique.

Kono koro hayari no onna no ko o  この頃 はやりの女の子
Oshiri no chiisana onna no ko o  お尻の小さな 女の子
Kocchi wo muite yo HONEY  こっちを向いてよ ハニー

Une fille à la mode
Une fille avec un petit cul
Regarde moi Honey

la suite de l’Anisong est encore plus chaude … une fille à la poitrine voluptueuse (プクッとボインの女の子) , une fille au teint de petite chatte (子猫の肌した 女の子) …

Paroles de début de l’Op de Cutie Honey, le premier Anime un peu ecchi diffusé à une heure de grande écoute. Disons plutôt un peu léger, on devinait plus qu’on ne voyait mais c’était déjà un grand pas en avant dans le monde de l’Anime. Il faut quand même savoir que dans ces années là il y avait bien plus d’érotisme sur les chaînes privées de la tv japonaise que maintenant. cutie honeyIl est vrai qu’il n’y avait pas beaucoup de chaînes, donc plus de concurrence et qu’il en fallait aussi pour tous les goûts. Bon, on se calme, c’était très soft, d’ailleurs même en France, on avait droit au petit carré (rectangle) blanc pour la moindre chaire et Emmanuelle n’était pas encore sorti , il faudra attendre un an … et sera interdit au moins de 18 ans.

Loin d’être centrée uniquement sur cet aspect là, c’était aussi la première héroïne d’Anime, issu du manga de Go Nagai (Mazinger Z, Glendizer « Goldorak », Devilman … )  à qui l’on doit beaucoup d’ oeuvres qui marqueront par ses thèmes les bases de l’Anime et du Manga.

honeyCutie Honey était d’inspiration Magical Girl,  on le dit maintenant que le genre est établi, mais à mon avis, imaginée surtout comme le premier super héros féminin japonais. Ainsi une nouvelle étape était franchie bien au delà de Sally la petite sorcière (1966) ou de Himitsu no Akko chan (Caroline 1969) … Il était évident, dés le départ, vu l’orientation que prenait l’expansion des séries d’animation japonaise, que tous les caractères les plus féminins lui serait attribués. Ce fut la naissance d’un genre nouveau qui attirera une foule de nouveaux fans les jeunes et les moins jeunes … Mâles. On peut dire que c’était là une des premières tentative de Fan Service. Et les rumeurs le confirment c’est bien la première série avec Fan Service. D’ailleur Honey n’est elle pas le Fan Service incarné ?

cutie honeySes attitudes, ses répliques et certaine scènes ne laissaient pas de doute. Et bien sûr,  la fameuse scène récurrente de sa transformation, avec de nombreuses variantes, était un moment très attendu. Honey Flash! et ses vêtements se déchirent … dans un éclair la changeant en Super Héroïne !

Le manga était encore plus extrême, Go Nagai s’attirant régulièrement la censure, mais l’Anime a été, adapté de manière bien plus édulcorée pour une diffusion télévisée à un large public et très intelligemment en conservant les gènes de l’original et le symbolisme de certaine scènes. cutie honeyMise à part ce côté ecchi, plus sérieusement, Honey donnera naissance à grand nombre de Super Magical Girls Combattantes dont une des plus connues est Sailor Moon .

L’histoire de Honey et les personnages tenaient bien la route, son origine , son passé , tout était bien cadré afin de donner une base solide au personnage. Bon, on peut avoir des doutes sur les ennemis ducutie honey calibre de monstruosité bizarroïde, mais c’était depuis Gojira,  le style Kaiju (monstre) de l’époque, un style qui perdure dans les tokusatsu live Kamen Rider, Go Rangers …  Ses pouvoirs de déguisement lui permettait de s‘adapter à différentes situations créant ainsi des actions intéressantes du point de vue scénario. honey1honey2

Cela se terminant toujours par sa forme ultime : Ai no senshi (愛の戦士)  Cutie Honey  la guerrière de l’amour (aux cheveux rose) doté de quelques superpouvoirs et de deux armes récurrentes, le boomerang et l’épée magique.
Tiens je ne me souvenais pas qu’elle avait les cheveux de cette couleur là …  hum, en fait choney4je me rappelle maintenant que ma télé était en noir et blanc ! (1973)

Et l’histoire la dedans? A la base c’est ce qui se fait toujours, d’ailleurs c’est Cutie Honey qui a initié le genre! Cette Super Héroïne combat pour la justice et le bien des gens contre des monstres et autres méchants. Mais plus que cela, ce qui faisait vraiment l’intérêt c’était outre le fan service, qui était quelque chose de nouveau (imaginez vous d’en voir pour la première fois!), c’était la dualité du personnage jouant sur le mécanisme du superhéros aux deux identités (Superman).

Au niveau du style, tous les éléments à lachoney2 honey9mode à l’époque sont présents: action, personnages comiques, situations ridicules et comédie exagérées sans oublier le kitsch des années 70 !
Chaque épisode nous offre des décors et des situations différentes mettant en scène tour à tour divers personnages, mais le scénario reste identique: attaque des méchants, situation en danger, Honey incognito, Honey se dévoile , se transforme et liquide les méchants. Du classique de nos jours, du ringard pourrait-on dire. Mais à l’époque ce n’était pas encore trop frequent en Anime et de toute façon c’est ce que le public attendait d’un superhéros. N’oublions pas que ce qu’on appelle du fan service, c’est aussi de bien faire plaisir aux fans par des actions récurrentes ou le héros triomphe dans une mise en scène grandiose … c’était souvent le cas des séries de superhéros en Live (Kamen rider, Ultraman …)

choney1Il y a eu plusieurs remake en Anime dans les années 90 avec quelques variantes incluant d’autres héros de Go Nagai tel Mazinger Z et Devilman et une série estampillée Shojo (for girls only) puis un film Anime et un Live en 2010, sans grand changement par rapport à la série originale, comme quoi on ne change pas l’équipe gagnante! Notons aussi pour les plus pervers une petite série OVA … à découvrir. Comme d’autres héros mythique de l’Anime, Honey apparaît de temps à autre en figuration ou en parodie dans divers manga et même en jeux vidéo.

Pour revenir à l’anisong de l’Op , c’est par ses paroles et son rythme une des plus célèbres de toute l’histoire de l’anime, (même ma tante fredonnait les paroles) reprise d’ailleurs pour la version Live par Koda Kumi , dans un style, des plus tendance.

Certainement un des piliers fondateurs de l’Anime, cette série a posé les bases d’un genre éternel, la super héroïne combattante, la Super Magical Girl et les codes du Fan Service  … caractéristiques en surexploitation de nos jour et à l’origine de nombreux naufrages dans le monde de l’Anime. Imiter n’est pas égaler …

Note: Oldies donc HC bien sur mais aurait mérité au moins 18/20 à l’époque… mais qui n’était pas fan de Honey ?? Il faut dire qu’elle n’avait pas de concurrente en ces temps éloignés, alors que maintenant il y a le choix … Oui!  un vrai harem est à votre portée, jeunes gens … mais comme on dit   » trop de choix tue le choix  « .

Honey tu seras toujours vivante à travers tes dignes descendantes !

moonmadokahomuraNanoha

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Noir ノワール 2001

noirFilm Noir et Roman Noir. Le premier de la trilogie des Girls with Gun du studio Bee Train . Madlax (2004) puis El Cazador (2007) suivront, dans une trilogie qui marqueras son époque, du style d’une production à qui on doit entre autre les séries de .hack et Phantom:Requiem of the phantom .

L’action , une évidence pour nous, se situe en France et plus particulièrement à Paris, dont on reconnaît facilement les lieux familiers. Tout cela, fait bien sur, plus exotique pour les japonais mais pour nous c’est juste un peu vintage … surtout que l’ ambiance évidente de film policier nous rappellent les films noir et blanc du temps de Lino Ventura ou Jean Gabin.

D’ailleur on peut penser que la série emprunte un peu l’origine de son inspiration à son titre. noir4On remarque tout de suite que l’ambiance est un peu mystérieuse, se déroulant dans des lieux plutôt historiques. On semble donc partir sur un genre de polar historico-ésotérique, ambiance Giacometti- Ravenne, Lœvenbruck … (Da Vinci Code ça vous dit?).

Notons tout de suite les plans et le montage digne d’un film . De nombreux plans, larges et serrés, on ne lésine pas sur les images. La réalisation a opté pour un niveau de qualité élevé. Certaine scènes sont magnifiquement cadrées, la lumière est soignée. On a droit à de nombreux clichés parisiens mais cela reste raisonnable pour une oeuvre japonaise avec en plus, quelques franponaiseries. Les décors sont variés et recherchés et on nous sert même quelques clichés de cinéma tel le piano dans la maison en ruine entre autres…  Les décors ont été bien étudiés et nous ravissent par leur grande variété.

Le chara design est dans le classique du genre thriller seinen plutôt occidentalisé. L’ensemble de l’histoire et des protagonistes sont censés à l’exception de Kirika être occidentaux donc le style l’est; vu par des japonais pour des japonais donc forcément légèrement stéréotypés. Une étude plus précise a été faite sur les armes qu’utilisent les personnages, celles-ci étant adaptées à la morphologie sont censées donner des indications sur leur psychologie, malheureusement il faut être un gun mania pour vraiment apprécier ces petits détails…

Un projet de grande qualité que l’on reconnaît aussi par la bande son commençant par une belle Anisong aux accents un peu vintage et par la variété des musiques accompagnant les différents plans, composés par Yuki Kajiura qui composera également Madlax, El Cazador, SAO, Madoka Magica … et créatrice des groupes Fictionjunction et Kalafina !

NoirLa série débute par quelques quiproquos, à l’origine de la rencontre des deux protagonistes , sans pour autant poser de réelle base à une intrigue, juste quelques ficelles nécessaires à captiver notre attention. L’action démarre presque aussitôt le début de la série sans également donner plus d’indices . Une certaine part de mystère est suggérée, d’une part par la perte de mémoire de Kirika, qu’en est il de son passé? Puis d’autre part par un mystérieux ennemi ciblant les deux héroïnes en contrecarrant leur travail. Travail qui consiste à des contrats perpétrés à travers le monde par les deux tueuses à gages. Les contrats exécutés n’ont a priori aucun lien avec l’intrigue, l’histoire ne progresse que par des indices et des questionnements sans réponses.

L’action, qui est néanmoins parfois spectaculaire reste répétitive, épisode après épisode , ce rythme reste caractéristique de ce qu’on verra dans les deux autres séries de la trilogie . On commence à regretter cette histoire qui progresse trop lentement avec l’impression que  les épisodes  sont comblés par ces petits chapitres de tueries se déplaçant d’un pays à un autre.

Enfin l’intrigue semble démarrer vers l’ep 5 . L’ambiance devient vraiment mystérieuse, on est dans le thriller pur … Les incursion de nuit dans les églises parisiennes me rappelle des passages digne de romans policiers. Les décors changent fréquemment au gré de leur contrat, des tropiques au désert en passant par la Sibérie . L’ensemble est vraiment mené comme un polar d’espionnage (007?). Enfin une histoire commence à prendre forme , les fantômes du passé apparaissent peu à peu pour se rappeler au souvenir des protagonistes.

noirL’ anime semble se limiter à un duo, peu de chance de voir de nouveaux protagonistes, ils sont rapidement éliminés! Et pourtant … cette série garde encore quelques surprises, relançant ainsi l’intérêt.

Sensé être un film noir, il ne semble l’être que par les tueries abondantes, sans aucun état d’âme. Pas de réel mystère ni de fantastique, malgré tout le mal que le scénario tente à nous le suggérer grâce à quelques scènes bien orchestrées mais sans plus. On reste bien dans la vie réelle ou plutôt dans l’underground mais le fil conducteur (comme c’est souvent le cas) manque de continuité afin de nous maintenir en alerte. On se forgera donc péniblement une idée au fil de la série sur les significations multiples du mot Noir.

A force d’attente… enfin une piste à suivre , enfin une trame solide … Oh ce ne seras pas l’accélération fulgurante, mais à son petit rythme on restera scotché à … attendre le dénouement … et quand enfin l’enigme est révélée dans les derniers épisodes on réalise que c’était une bonne histoire, mais menée un peu lascivement , un peu dommage que l’on ai pas eu plus de suspense un peu plus tôt, mais en l’état y avait il matière à nous satisfaire? Dés lors les épisodes s’enchainent gardant encore une part du mystère jusqu’au dernier son.

La bande son restant sublime jusqu’au bout.

Du grand Anime, sans aucun doute, pour le reste il faut s’habituer au rythme et au style  du studio , ce qui n’est pas sans un peu de sacrifice. 15,5/20.

Les deux autres séries de la trilogie seront fortement imprégnée de ce style nonchalant, mais gagneront peu à peu en maturité et différeront légérement en flirtant avec le fantastique.

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