Psaumes des planètes Eureka Seven 交響詩篇 エウレカセブン 2005

eu7aUne séduisante petite série dans le genre Meccha, surfant, c’est le cas de le dire , sur la vague poético-amoureuse. En effet la série puise son thème Meccha dans l’univers des skateboards, surfers et autre planches s’exonérant peu à peu du plancher des vaches pour prendre de l’altitude.
Sur le fond l’histoire est classique : la révolte contre l’autorité sur fond de mystères extra-terrestres mais l’intention va bien au-delà …

Multigenre mais pas fourre-tout, on y retrouve une grande partie des ingrédients qui ont fait les meilleurs Anime des années post Evangelion . Mais ces éléments réunis dans un même Anime ne se suffisent pas à eux seuls, il faut le bon liant, comme dans une bonne mayonnaise . Le début tend donc à avoir de la difficulté à prendre, il faudra attendre bien plus loin qu’à la mi-série avant de commencer à en voir le résultat . Et bien plus encore avant d’en savourer un peu plus.

Comme souvent les errements plus ou moins inutiles ralentissent  l’intrigue . La majeur partie de l’Anime se voit sous l’angle du jeune héros, immature et inculte dont l’imprévisibilité ne facilite pas la construction d’une intrigue compliquée et sans faille . Il est vrai que dans tout Anime qui se respecte, l’age du public est pré-determiné ainsi s’en suivent les codes correspondant .

En l’occurence on est dans du Shonen, année 2000, encore un peu cucul la praline (avis d’un vieux crouton). Donc vu par un vieux briscard, ce n’est pas toujours du meilleur goût.

Ceci dit, cette série a le mérite de nous concocter du Meccha science-fictionnel d’un bon niveau de divertissement. Eureka Seven aurait pu être un Grand Anime (plus mature), mais cela n’a peut être pas été voulu, car le public aurait été plus restreint. Vraiment?

C’est le retour du Meccha dans toutes ses formes: transforme(u)r, véhicule, vaisseau, robot, mobile suit … Eureka Seven réunit toutes les différentes facettes des robots figurant dans les Anime.

eu7dLe personnage principal joue très bien: c ‘est un peu anachronique de décrire ainsi un personnage en 2D, mais les créateurs lui ont insufflé une réelle présence à l’écran, ce qui rattrape heureusement un scénario un peu déjà vu. Il joue son rôle de gamin immature ignorant totalement les sentiments des adultes et la violence de ce monde. Et se retrouve dans une drôle d’équipe  ou chaque personnage a également son propre vécu. Une composition de protagonistes un peu déjà vue mais qui fonctionne bien avec la panoplie de personnages et de caractères que l’on retrouve dans de nombreux Anime.

L’ histoire se tient bien de plusieurs point de vue chronologique, on peut juste regretter un rythme un peu lent dans les révélations car le suspense est plus rallongé (artificiellement) que soutenu, afin de faire durer la série sur 50 épisodes… oui c’est long quelque fois!

Mais alors ? On reste un peu sur sa faim! Mais cet Anime est Cool ! Cool comme le surf, un mélange de One piece pour l’aventure, de Gundam pour l’ambiance Meccha bon enfant, une touche de fantastique et un glissement vers un monde métaphysique à la Evangelion … et la musique surfing good wave , Brice de Nice and co. Allez mon frère vient goûter à la vague …  Meccha et zenitude ne nous laissons pas endormir en cours de route par l’ambiance peu à peu nonchalante qui s’introduit sans crier gare …

Heureusement de nombreuses scènes de combat de Meccha pour les fan viennent ponctuer ici et là la monotonie qui s’installe.

Le mystère plane et continue de s’épaissir sans se dévoiler. Le gosse est à la limite de nous énerver, mais il joue (oui!) tellement bien que l’on y croit. On est d’ailleurs complètement subjugué par l’immaturité de ce gamin naïf. Pour une fois les limites entre le monde des enfants et des adultes semblent assez bien marquées . Dans le monde de l’Anime, les apparences étant souvent trompeuses.

Le scénario semble vouloir s’adapter au caractère des protagonistes.
L’intrigue se noue dans de petites histoires localisées puis se déroule dans une espèce de road movie où Renton, le personnage principale rencontre différentes personnes. Une intrigue à tiroirs ou l’on en apprend un peu plus sur les relations entre chaque personnage. En avançant un peu plus dans le récit, on finit par vivre une tragédie grecque sur fond de mystères . Eh oui,  ça chiale tout le temps !

L’histoire est malgré tout très sérieuse avec ses références à la vraie vie, dont le thème de maternité omniprésent, auquel on pourrait ne pas prêter trop attention. Mais là est peut-être le flirt avec la dimension extra-shonen. Des références rarement évoquées dans le genre shonen ou l’amour est à peine suggéré. Peut-être un tournant de l’après 2000, tout comme une vision écologique du monde futur associé à l’amour (ce grand inconnu) avec un grand A .  Presque du Miyazaki, dans l’approche des relations humaines (sans aller dans trop de comparatif), peut-être tout simplement une inspiration d’apprentis.

On a droit, (enfin!) à une finale en apothéose ou le suspense est maintenu jusqu’à la dernière minute sans nous laisser une seule fois la possibilité d’entrevoir le dénouement, nous réservant toujours une dernière surprise jusqu’au bout .

Dommage que ce soit trop shonen mais une belle prestation quand même. Dommage car au delà de cette limite les auteurs voulaient sûrement nous faire prendre conscience de la beauté du monde, de l’importance de la préservation de l’environnement et surtout de  l’Amour dans toutes ses formes de difficultés rencontrées par chaque génération. Etait-ce donc une ode à l’Amour Mecchanique ?

Un Anime à retenir sans aucun doute dans sa shortlist des décennies passées .

Ps: Il y a eu une suite en 2012 « Eureka Seven AO », un prequel (!?), où Ao (le héros) est le fils de Renton, le frère de Amber et devinez qui est la maman … Quoi ? vous avez du mal à suivre?

et … voici L’umeboshi sur le okashi ( la cerise sur le gateux  ;)

Sortie de « Eureka Seven: Hi-Evolution » film REBOOT en 3 morceaux. Part 1 : 16.09.2017 et 4DX / MX4D dès le 28.10 2017 au Japon.

 

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A propos animeoyaji

Critique Anime, Animation japonaise et Japanimation par un vieux briscard.
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