Psaumes des planètes Eureka Seven 交響詩篇 エウレカセブン 2005

eu7aUne séduisante petite série dans le genre Meccha, surfant, c’est le cas de le dire , sur la vague poético-amoureuse. En effet la série puise son thème Meccha dans l’univers des skateboards, surfers et autre planches s’exonérant peu à peu du plancher des vaches pour prendre de l’altitude.
Sur le fond l’histoire est classique : la révolte contre l’autorité sur fond de mystères extra-terrestres mais l’intention va bien au-delà …

Multigenre mais pas fourre-tout, on y retrouve une grande partie des ingrédients qui ont fait les meilleurs Anime des années post Evangelion . Mais ces éléments réunis dans un même Anime ne se suffisent pas à eux seuls, il faut le bon liant, comme dans une bonne mayonnaise . Le début tend donc à avoir de la difficulté à prendre, il faudra attendre bien plus loin qu’à la mi-série avant de commencer à en voir le résultat . Et bien plus encore avant d’en savourer un peu plus.

Comme souvent les errements plus ou moins inutiles ralentissent  l’intrigue . La majeur partie de l’Anime se voit sous l’angle du jeune héros, immature et inculte dont l’imprévisibilité ne facilite pas la construction d’une intrigue compliquée et sans faille . Il est vrai que dans tout Anime qui se respecte, l’age du public est pré-determiné ainsi s’en suivent les codes correspondant .

En l’occurence on est dans du Shonen, année 2000, encore un peu cucul la praline (avis d’un vieux crouton). Donc vu par un vieux briscard, ce n’est pas toujours du meilleur goût.

Ceci dit, cette série a le mérite de nous concocter du Meccha science-fictionnel d’un bon niveau de divertissement. Eureka Seven aurait pu être un Grand Anime (plus mature), mais cela n’a peut être pas été voulu, car le public aurait été plus restreint. Vraiment?

C’est le retour du Meccha dans toutes ses formes: transforme(u)r, véhicule, vaisseau, robot, mobile suit … Eureka Seven réunit toutes les différentes facettes des robots figurant dans les Anime.

eu7dLe personnage principal joue très bien: c ‘est un peu anachronique de décrire ainsi un personnage en 2D, mais les créateurs lui ont insufflé une réelle présence à l’écran, ce qui rattrape heureusement un scénario un peu déjà vu. Il joue son rôle de gamin immature ignorant totalement les sentiments des adultes et la violence de ce monde. Et se retrouve dans une drôle d’équipe  ou chaque personnage a également son propre vécu. Une composition de protagonistes un peu déjà vue mais qui fonctionne bien avec la panoplie de personnages et de caractères que l’on retrouve dans de nombreux Anime.

L’ histoire se tient bien de plusieurs point de vue chronologique, on peut juste regretter un rythme un peu lent dans les révélations car le suspense est plus rallongé (artificiellement) que soutenu, afin de faire durer la série sur 50 épisodes… oui c’est long quelque fois!

Mais alors ? On reste un peu sur sa faim! Mais cet Anime est Cool ! Cool comme le surf, un mélange de One piece pour l’aventure, de Gundam pour l’ambiance Meccha bon enfant, une touche de fantastique et un glissement vers un monde métaphysique à la Evangelion … et la musique surfing good wave , Brice de Nice and co. Allez mon frère vient goûter à la vague …  Meccha et zenitude ne nous laissons pas endormir en cours de route par l’ambiance peu à peu nonchalante qui s’introduit sans crier gare …

Heureusement de nombreuses scènes de combat de Meccha pour les fan viennent ponctuer ici et là la monotonie qui s’installe.

Le mystère plane et continue de s’épaissir sans se dévoiler. Le gosse est à la limite de nous énerver, mais il joue (oui!) tellement bien que l’on y croit. On est d’ailleurs complètement subjugué par l’immaturité de ce gamin naïf. Pour une fois les limites entre le monde des enfants et des adultes semblent assez bien marquées . Dans le monde de l’Anime, les apparences étant souvent trompeuses.

Le scénario semble vouloir s’adapter au caractère des protagonistes.
L’intrigue se noue dans de petites histoires localisées puis se déroule dans une espèce de road movie où Renton, le personnage principale rencontre différentes personnes. Une intrigue à tiroirs ou l’on en apprend un peu plus sur les relations entre chaque personnage. En avançant un peu plus dans le récit, on finit par vivre une tragédie grecque sur fond de mystères . Eh oui,  ça chiale tout le temps !

L’histoire est malgré tout très sérieuse avec ses références à la vraie vie, dont le thème de maternité omniprésent, auquel on pourrait ne pas prêter trop attention. Mais là est peut-être le flirt avec la dimension extra-shonen. Des références rarement évoquées dans le genre shonen ou l’amour est à peine suggéré. Peut-être un tournant de l’après 2000, tout comme une vision écologique du monde futur associé à l’amour (ce grand inconnu) avec un grand A .  Presque du Miyazaki, dans l’approche des relations humaines (sans aller dans trop de comparatif), peut-être tout simplement une inspiration d’apprentis.

On a droit, (enfin!) à une finale en apothéose ou le suspense est maintenu jusqu’à la dernière minute sans nous laisser une seule fois la possibilité d’entrevoir le dénouement, nous réservant toujours une dernière surprise jusqu’au bout .

Dommage que ce soit trop shonen mais une belle prestation quand même. Dommage car au delà de cette limite les auteurs voulaient sûrement nous faire prendre conscience de la beauté du monde, de l’importance de la préservation de l’environnement et surtout de  l’Amour dans toutes ses formes de difficultés rencontrées par chaque génération. Etait-ce donc une ode à l’Amour Mecchanique ?

Un Anime à retenir sans aucun doute dans sa shortlist des décennies passées .

Ps: Il y a eu une suite en 2012 « Eureka Seven AO », un prequel (!?), où Ao (le héros) est le fils de Renton, le frère de Amber et devinez qui est la maman … Quoi ? vous avez du mal à suivre?

et … voici L’umeboshi sur le okashi ( la cerise sur le gateux  ;)

Sortie de « Eureka Seven: Hi-Evolution » film REBOOT en 3 morceaux. Part 1 : 16.09.2017 et 4DX / MX4D dès le 28.10 2017 au Japon.

 

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Prison School 監獄学園 2015

Pour ceux qui me suivent , ou dirais-je, me … suivaient. Une interruption involontaire de liberté suite à une mise à niveau dans un établissement scolaire (pour Oyaji) m’a forcé à ajourner la poursuite de ce blog. Enfin libéré voici une nouvelle critique … qui est un peu mon histoire.

Qui l’eût crut ! ?

prisEt c’est donc reparti … pour Prison School, un Anime peu attrayant par son synopsis incompréhensible, mais quand même intriguant. Au premier abord on part sur un genre un peu trash, le fan service très poussé et le ecchi semble trivial sans avoir même vu une seule image.

Seinen, très marqué, dés le générique avec une musique très rock , bien loin de l’Anisong aux rythmes apaisant et réconfortant aux oreilles d’un Anime otaku . Et tout à l’opposé l’Ed de fin plutôt proche du comique aux paroles franchement sans ambiguïté.

Les images du générique sont également dans le genre clip video très crues et dynamiques.

Le trait de dessin est franchement Seinen , les expressions et les angles de caméra variés se situant souvent en dessous de la ceinture.

Cela ne se fit pas attendre : plus que du fan service, on est dans le ecchi flagrant, une vrai déclaration de guerre ! Oui ! presque du hentai :)–
pris3Mais c’est quoi ces premières images? du SM !! oui! c’est clairement l’ambiance. Clichés classique du trash sm, mais trop classique et policé on restera donc à la limite du H ( comme H (ecchi en anglais) et comme Hentai )

Soit dit en passant à mon époque « H » soit « ecchi » englobait une bonne partie de la perversion. Hentai était rarement employé et décrivait quelque chose de particulièrement pervers et transgressant les règles les plus extrêmes…

Quand à l’histoire ? Du school life mais un peu particulier . Un internat de filles , 5 garçons admis et les problèmes qui s’en découlent … j’en vois certain déjà sourire … et d’autres qui bavent déjà .

Qui dit problème, dit coupable, dit punition;
Et comme punition La Prison (Quoi une prison dans la cour ??!! wtf !) située au milieu de l’école avec tous les sévices trash que je vous laisse imaginer et même à découvrir par vous même. Et qui dit prison dit tenter de s’en échapper…

Là,  est le scénario somme toute classique du pénitencier d’ou veux s’échapper le prisonnier.

Malgré tout cela on reste quand même dans le ton de la comédie (violente) et les dialogues comportent de plus en plus de sous-entendu avec un ton tendancieux inspiré de rumeurs de pénitencier. Qui aime bien châtie bien.

pris2Fou rires violent dans l’épisode 3! J’ai bien failli m’étouffer ! On finit par oublier presque le côté school life pour se concentrer sur l’univers concentrationnel et la psychologie des personnages qui est malgré tout développée avec finesse . Les éléments s’enchainent et se combinent donnant à cet étalage primaire de sm une consistance pour aboutir peu à peu à un semblant de scénario acceptable par un adulte, un peu Otaku quand même.

A explorer tel le côté obscur de l’Anime. Une ambiance , une histoire et des scènes indescriptibles (même ici)  que je vous laisse apprécier à votre façon.

Carré blanc! même carrément rouge

Ps: Existe aussi en live … mais décevant

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Tensai bakabon 天才バカボン 1971

bakabonDepuis 45 ans et toujours dans l’air du temps! Pour preuve la vidéo de l’article précédent (NHK UTAGASSEN ANIME KOHAKU 2015) se termine sur le personnage central de cet Anime. Un Anime qui a marqué son époque, en précurseur de la longue lignée des comédies familiales. Ce sont plusieurs séries issue du Manga du même nom de Fujio AKATSUKA à qui l’on doit également Osomatsu-san (actuellement remis au goût du jour pour son 80e anniversaire sous le nom de Osomatsu-kun) et Himitsu no Akko chan. Comme Sazae san c’est un Anime décrivant de manière satirique la vie chaotique d’une famille japonaise traditionnelle très atypique mais caricaturant les citadins moyen de l’après-guerre.

Les histoires originales adaptées pour les séries TV sont un tantinet édulcorées, la censure de l’époque (on est début 70!) étant passée par là, la satire y est beaucoup plus sage. La grande différence se situe également dans la mise en scène des personnages dans des décors , car le Manga était axé sur la présence de personnages dans une ambiance quasi déserte, le but recherché étant d’intensifier le comique des personnages. Un peu à la manière des 4 comas et autres comic strip américain (Peanuts,Popeye, Garfield…).

bakabon3Le titre de l’Anime entretien une certaine confusion et semble ne pas correspondre vraiment au nom du personnage principal mais à celui de son père. Mais vous découvrirez que dans cette famille très caricaturale, les personnages sont désignés par le même nom, le père Bakabon papa , la mère Bakabon mama et le fils Bakabon .  Le fils et le père forme un duo antagoniste de personnages principaux mais c’est en fait le père qui ressort nettement comme héros de la série . Mais un héros naïf et idiot tout comme étonnamment brillant par moment.
Le fils ne cessera de remettre son père dans la réalité car ce dernier à une philosophie de la vie bien à lui , mais lequel des deux est vraiment un génie?

Chacun semble se situer au summum de soi même dans l’innovation comme dans la bêtise.

bakannBakabon Papa a même atteint la 9e place  en 2002 dans la liste des meilleurs personnages d’Anime (Tv Asahi). Ce personnage est très japonais, empreint de tradition. Il est un représentant situé entre l’archétype du Bof japonais et un des personnages mythiques du cinéma, puis de la TV, Torasan affublé de son Haramaki (ceinture qui tient chaud au ventre des travailleurs journaliers) et de son Hachimaki (foulard noué au tour de la tête pour éponger la transpiration de l’ouvrier ou de l’artisan).

Tout dans le titre décrit son caractère Tensai= Intelligent,Génie  et Bakabon= idiot  .

On est là dans le genre humour et caricature de la société japonaise. Les pires facettes de la société japonaise: la stupidité quotidienne, c’est Sasae san en plus critique  il y a toujours eu des Anime  adoptant le genre humour indigène  tel que de nos jours Crayon shinchan  (mine de crayon)  ou Chibi Maruko … mais celui-ci a marqué les débuts de ce genre dans l’animation japonaise.

En occident, de même, on a pris l’habitude des versions occidentales : Les Simpsons , South Park … attention seulement dans le genre mais aucune comparaison des personnages appartenant chacun à leur époque et à leur culture. Bien que Homer et Bart me fassent penser très favorablement à Bakabon et Bakabon Papa… Mais c’est un style qui a toujours existé : le duo antagoniste, même n’étant pas de la même famille , ce n’est pas un préalable: Laurel et Hardy furent les premiers . D’ailleurs les couples de comédiens , les Owarai talento (Comiques japonais) vont toujours de pair et perdurent dans ce qui actuellement représente les meilleures audiences de tous les médias  japonais, ceux-là fonctionnant toujours sous la forme de Bokke et Tsukomi,  l’idiot et le correcteur, l’un joue l’idiot et l’autre le corrige. Une forme devenue depuis quelques années un standard (un peu lassant) au japon.

bakabon2Je me souviens des fous rire que l’on pouvait avoir de la vanité et de la bêtise mais en même temps, la chance et la grande naïveté donnait au personnage une aura de réussite et un respect (exagéré) de la part des autres protagonistes. Peut-être cela était-il dû au dialogue surréaliste     du Papa , qu’on qualifia plus tard de philosophique (mais très personnelle).  Comme dans tous les Anime de ce genre il y avait bien sur une morale à chaque événement. Pour un occidental comprendre l’humour satirique japonais fait toujours figure de dimension à la limite de l’inconcevable. La bêtise asiatique comme l’exemple souvent repris de Beat Takeshi (par ailleurs réalisateur de films reconnus mondialement) est une voie impénétrable pour le novice,  vu également en comique dépassé, moyenâgeux, comique de Molière ou comique de Guignol, mais cet humour est beaucoup plus profond et émane étonnamment d’une forme d’opposition qui s’est formée au fil des siècles dans un certain contre-pouvoir à la culture ancestrale et traditionnelle du Japon.

bakaboncmbakabonBakabon est devenu un personnage stéréotype du Japon et reste encore de nos jour une référence qui apparaît de tant à autre au détour d’un produit, d’une pub ou d’un média japonais, bien qu’il ne soit plus diffusé régulièrement à la télé.

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Gundam: G no Reconguista ガンダム Gのレコンギスタ 2014

G no ReconguistaL’univers Gundam, c’est un monument incontournable de l’Anime, mais il  faut bien l’aborder . Un univers c’est bien le cas de le dire, une franchise c’est bien plus une réalité; n’oublions pas que tout cela n’est finalement que du business. Mais pour notre grand plaisir!  Enfin… tout a commencé en 1979 c’est donc presque aussi vieux que l’Oyaji se dises certain! Ben, non; quand sont apparus les gundam, j‘avais déjà viré ma cuti  (??vieille expression du temps ou le BCG était obligatoire et qui signifie avoir passé l’age) – J’explique pour les jeunes

Bon, j’entend par là que j’étais plutôt en pause par rapport aux Anime, encore peu nombreux, d’ailleurs. J’étais focalisé sur amour, fiesta et  un peu BAC . Puis, rappelez vous (ou pas) c’était une époque ou seul la TV véhiculait l’image dans les chaumières, les cassettes vidéo étant encore trop peu en vogue (quant au dvd et autres streaming …?? inconnus au bataillon). De toute façon les premiers pas de Gundam on semblent-t-ils été difficiles. Je l’avais vaguement repéré par ses promos de robots en action, très Otaku pour l’époque (bien que ce mot n’avait pas encore cette connotation particulière), mais franchement j’avais la tête ailleurs. Puis, finalement ayant quitté le Japon par la suite et Gundam n’ayant jamais quitté l’archipel, nous n’étions pas vraiment bons amis. Mais voilà que grâce aux nouvelles technologies je peux depuis quelque temps rattraper mon retard.

gundamDonc, encore un Gundam, mais pas n’importe quel Gundam celui-ci est un spécial anniversaire pour les 35 ans de la franchise. (non, non je ne me sens pas vieux) Le scénario et la réalisation en a été confié au Maître initiateur de la série, le vénéré Tomino Yoshiyuki. On pouvait s’attendre à tout, le Maître ayant mené Gundam au plus haut comme au plus bas. Malheureusement, l’age et l’aliénation autour du Gundam ne font pas bon ménage avec la création et le renouveau, la reconquête sera difficile.

A vrai dire , je ne suis pas un spécialiste de Gundam, plutôt au niveau padawan (pour me mettre en phase avec la prochaine sortie de SW). Pour moi Gundam se limite à de superbes figurines … alors là, oui je me transforme en Otaku! C’est vraiment impressionnant de voir ces centaines de robots de plus en plus sophistiqués. D’ailleur soit dit en passant je vous conseille le petit musée Gundam à Odaiba Tokyo, oui, tout près du Gundam géant , vous y découvrirez une impressionnante collection de très belles figurines!

gundamOn retrouve donc un nouvel univers, avec toujours les mobiles suits et enfin celui que l’on ne nomme pas le G-self (il ressembles comme deux gouttes d’eau à un Gundam , mais on ne le nomme pas; ceci dit, c’est très traditionnel dans les histoires japonaises d’avoir celui qui n’a pas de nom ou celui dont on ne peut prononcer le nom cela entretien le mystère et donne une aura de super pouvoirs! On a aussi exploité cela dans les westerns spaghetti « Mon nom est personne » époque ou Clint Eastwood maniait le revolver dans les productions italiennes.

Le problème entre moi et les Gundam c’est que je n’ai jamais vraiment accroché, soit je suis idiot soit il faut un code pour comprendre! L’histoire débute sans trop de visibilité, il me faudra un peu de temps pour commencer à décrypter quelques détails indiquant le sens à suivre, en l’occurrence à gauche, puis demi-tour ,virage à nonente-six degré puis lâcher tout!
Mais pourquoi une telle confusion? Entretenir le mystère et le questionnement c’est normal pour un scénario de qualité , mais vous laisser dans le flou à un tel point c’est insensé. J’ai l’impression d’une sorte d’autisme ; serait-ce, ce qu’on appelle le Code Gundam? Oui, le code Original du Maitre, même après 35 ans, reste toujours impénétrable!

Comme dans un labyrinthe dans lequel on ne peut faire marche arrière et dans lequelgundam l’obscurité est totale, on avance par obligation plus que par intérêt. Mais ou vas-t-on? Un détail par ci, par là, on mène presque l’enquête afin de comprendre . Mais y a t il un pilote dans le Gundam ? Mais y a t-il quelque chose à comprendre? Et ainsi passent les épisodes . Qui est ami? Qui est ennemi? Et au milieu de tout ça le personnage principal, qui ne semble pas très percutant, tend à ne pas vraiment choisir son camp.

Alors là vous croyez que je vais abandonner, NON, c’est stimulant d’essayer de décrypter et à force de me décarcasser (comme le père Ducros) l’Oyaji se fraie un chemin dans cette jungle de Mecha .

gundamDeux noms de pays, trois noms de Mecha, quatre noms de pilotes à la fois, les dialogues (en japonais) sont toujours aussi difficiles à suivre, surtout que les sujets changent d’un plan à l’autre; non, mais ils le font exprès? (peut-être que les traductions sont plus explicites?)

Au final on comprend (ou tout du moins on croit comprendre) enfin l’histoire, mais le vécu chaotique du visionnage en valait-il la peine? Je n’y crois pas , mais on se le justifie en se disant que l’on ne fait pas partie du club Gundam. Mais serait-ce plutôt un Virus, car miracle je crois que je commence à saisir. Enfin, on peut ne pas être satisfait des moyens mais la fin les justifie … je me suis quand même bien amusé, quoi ? ce n’est pas un jeu?    –Mais si, comptons les ?–

Un slice of life de plus dans la saga Gundam mais d’un intérêt moyen avec beaucoup de frustration, dommage on pouvait s’attendre à mieux de la part du Maître. Non, il ne faut pas réagir ainsi: le message n’est destiné qu’aux initiés!

Note: 10/20 si tu comprends pas.  13/20 si tu t’habitues  si tu es fan de Gundam tu ne notes pas tu ingurgites avec plaisir.

Bah!
Pour ne pas vous dégoûter, je vous rassure certains Gundam passent beaucoup mieux . Quand au dernier (Iron-Blooded Orphans) actuellement en cours de diffusion, il est étonnamment captivant tout en respectant l’ambiance propre à cette série.three gundam

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Beau temps pour l’Anime: NHK UTAGASSEN ANIME KOHAKU 2015 NHKアニメ紅白

kohakuUne fois n’est pas coutume, voici un petit article de fond en relation avec l’Anime et qui plus est avec un petit bout de vidéo dont le lien restera fragile.

(m.a.j du 12/1 Oui et je dirais même … désolé pour les retardataires, c’est tout ce que j’ai pu trouvé, au niveau qualité c’est !!&**#!!

Ainsi, on commence à en prendre vraiment conscience, les temps changent et plus particulièrement pour l’Animation japonaise plus connue sous le nom de ANIME et de son inséparable pendant musical l’ANISONG.

Pour la première fois au cours de l’émission traditionnelle et quasi immuable de la télévision d’état la NHK (Nippon Houso Kyokai) un aparté consacré à l’Anime! Cette émission, j’en ai déjà parlé l’an dernier c’est la KOHAKU UTA GASSEN (KOHAKU en abrégé) une émission musicale diffusée le 31 décembre au soir entre 19:15 et 23:45 depuis 1953 et qui depuis l’avénement de la TV réunie toutes les familles japonaises devant le poste de télévision la veille du Nouvel An (Fête d’une grande importance au Japon) avec une audience de plus de 80% à la belle époque, mais qui n’est plus que de 35% environ ces derniers temps.

NHKLe principe de l’émission est vieux comme le japon et sectaire comme la tradition du samouraï (^^) Deux groupes les blancs et les rouges (comme l’étendard Nippon) s’affrontent par chansons interposées, un Jury de personnalité et le vote du public (autrefois téléphonique maintenant par mobile et TV connectée) les départageant. Mais tout n’est pas rose (blanc+rouge) au pays de Gundam (ou autres héros au choix du lecteur) ces deux groupes sont d’une parité exemplaire (chère à notre nation), les blancs sont une équipe masculine et les rouges une équipe féminine. Je vous laisse à vos manuels de la parfaite histoire du Japon pour envisager l’attribution de ces couleurs respectives…

Les participants sont toujours constitués d’une base d’ancêtres de la variété et de l’Enka (chanson folklorique et traditionnelle japonaise) pour plaire aux spectateurs les plus âgés constituants une large majorité. Rappellez-vous, les plus de vingt ans,  de l’Ortf et de sa cohorte d’apparatchiks ancrés dans le PAF (paysage audiovisuel français) tel le France dans la baie d’Alang. Chaque année, méticuleusement sélectionnés, de plus jeunes artistes ayant fait leur preuve (de moralité) sont invités à rejoindre la Nomenklatura de la chanson japonaise. Après plusieurs participation et souvent suite au ravage du temps les nouveaux prennent les places libres pour l’éternité.

Il a fallu l’essor de la sub culture japonaise, du mouvement Otaku, des groupes, que dis-je des bataillons d’Idoles féminines , bref de la révolte anarchique de la jeunesse japonaise et de la perte notable de popularité, d’audience et surtout de redevance publique (refus de payer – incroyable connaissant la discipline toute japonaise) pour sortir peu à peu la vieille TSF Nippone de sa léthargie conservatrice. Ainsi depuis quelques années et de nombreuses têtes coupées, le changement à pris une tournure exponentielle et peut être bientôt incontrôlable …

L’Anime par le biais de l’Anisong (chanson de série Anime) a déjà fait quelques incursions notamment grâce à Nana Mizuki (qui a dit Moskouri?) consacrée plusieurs fois grâce à sa place de N°1 au classement Oricon (classement inter média toutes catégories). Mais cela restait très confidentiel comparé au plus de 300 Anisong annuelles!

Enfin, pour la première fois un moment certes très court (environ 7 minutes) sera consacré à une petite battle entre deux équipes d’Anime représentés par Maruko de l’Anime Chibi Maruko (équipe féminine rouge) et de Whisper de l’Anime Yokai Watch (équipe masculine blanc) .

Oui, 7 petites minutes pour voir passer en TGV (très grande vitesse) :

-Sailor Moon thème d’ouverture « Moonlight Densetsu, » par AKB48 en Sailor Moon cosplay

-Thème d’ouverture originale de Pokémon « Mezase Pokémon Master, » par Golden Bomber (en cosplay), Hiromi Go et des Pokemon comme Pikachu

-Mobile Suit Gundam thème d’ouverture « Tobe! Gundam, » par TOKIO

-Neon Genesis Evangelion thème d’ouverture « A Cruel Angel’s Thesis, » par Sayuri Ishikawa et miwa

-Chibi Maruko-chan thème de fin « Odoru Ponpokorin, » par E-Girls et Sakurako Ohara

-Yōkai Watch’s premier thème d’ouverture « Geragerapō no Uta, » par les artistes originaux King Cream Soda et Yo-Kai

-Thème d’ouverture « Tetsuwan Atom » (Astro Boy) par tous les autres chanteurs de l’Anime Kōhaku avec le groupe V6 en vedette

Et voici donc cette consécration de l’Anime et de l’Anisong présentée (presque sous le manteau) au sein de la 66e NHK Kohaku Utagassen du 31 décembre 2015. Une trop courte séquence que l’on daigna enfin offrir aux fans de l’Anime:

et pour parfaire ce festival , étaient notamment invités dans la deuxième partie: MISIA  (Iron-Blooded Orphans , Orphans no Namida ), The Love Live! School idol project idol groupe μ’s (Sore wa Bokutachi no Kiseki) …

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Bonne Année! Happy New Year! 謹賀新年 ¡Feliz Año Nuevo!

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Vous souhaitant une Année bien remplie d’Anime…

Je vous retrouve très bientôt.

L’Anime Oyaji.

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Joyeux Noël Merry X’mas メリークリスマス Feliz Navidad

TAAO Noël

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